Génération Ecologie lance un appel à l’ensemble des municipalités en faveur de la norme « ZERO PESTICIDE »
En cette fin de période estivale où les employés municipaux des différentes communes de France entretiennent jardins, parcs et espaces verts communaux, Génération
Ecologie pointe du doigt les municipalités qui continuent à déverser pesticides et autres produits phytosanitaires sur leur territoire, en dépit des risques environnementaux et sanitaires avérés de
l’utilisation de telles substances. Pour les employés communaux qui manipulent quotidiennement des pesticides, le risque invisible et sournois est celui d’une intoxication chronique par doses
infimes absorbées tout au long d’une vie de travail. Le risque d’être affecté par la maladie de Parkinson est ainsi multiplié par 1,8 lorsqu’on utilise régulièrement des produits phytosanitaires.
Autre risque engendré par les pesticides : la réduction la fertilité masculine. Et c’est sans compter les ravages sur la biodiversité, faune et la flore confondus, d’une utilisation intensive de
ces substances. Le Grenelle de l’environnement n’a pas permis de dégager de consensus sur cette problématique environnementale qui a des conséquences en termes de santé publique. C’est la raison
pour laquelle Génération Ecologie en appelle à la responsabilité des municipalités, toutes étiquettes confondues, et lance un appel national en faveur d’une gestion différenciée des espaces
verts communaux, dans laquelle les pesticides seront totalement exclus. Les alternatives aux traitements chimiques existent et sont viables. De surcroît, la norme « ZERO PESTICIDE » diminue le
coûte de l’entretien et, par voie de conséquence, des charges de la ville, ce qui n’est pas négligeable en cette période de crise où bon nombre de municipalités ont décidé d’augmenter les impôts
locaux. Par ailleurs, Génération Ecologie reste en attente du plan de réduction des pesticides promis par le Président de la République au lendemain du Grenelle de l’environnement. A cet égard,
Génération Ecologie demande : - à Jean Louis BORLOO et à Bruno LE MAIRE de réaffirmer l’objectif de réduction de moitié de l’usage des pesticides dans les 10 prochaines années ; - à ce que ce plan
soit complété par le lancement d’une étude épidémiologique nationale qui permettrait d’établir un lien direct entre un produit et un cancer. A partir de cette étude, il serait possible de dresser
un tableau des maladies professionnelles qui fait aujourd’hui défaut pour tous ceux qui ont manipulé de telles substances tout au long de leur vie de travail.
Publié le 01/09/2009 à 11h16